Givenchy - Les Mains, projet de vitrine pour le Ritz, dessin de Janine Janet (1956)

280 €

Dessin de Janine Janet représentant un projet de vitrine. Il s'agit vraisemblablement de la vitrine du Ritz présentant des bas de la maison de couture Givenchy réalisée en décembre 1956.

Titre Givenchy - Les Mains, projet de vitrine pour le Ritz, dessin de Janine Janet (1956)
Type Dessin
Description

Dessin au crayon sur calque. Cachet de la vente Metayer. 
Provenance : Collection Janine Janet.

Etat Bon état, manque de papier en partie haute.
Dimensions 275 x 210 mm (feuille) ; 180 x 130 mm (dessin)
Edition Paris, 1956

Dans la préface du catalogue de l'exposition Métamorphoses qui prend place au Musée de la Chasse et de la Nature à Paris, Hubert de Givenchy revient sur sa relation avec Janine Janet ainsi que sur les vitrines de Balenciaga: "J'ai eu le plaisir de rencontrer Janine Janet, grâce à Monsieur Balenciaga... Celui que j'ai toujours considéré comme mon maître, depuis notre rencontre en 1953, commençait alors une fructueuse collaboration avec l'artiste. Voulant affirmer le caractère exclusif et raffiné de sa maison de couture, Cristobal Balenciaga ne souhaitait pas que l'on exposât d'objets commerciaux dans ses vitrines de l'avenue George-V. Il confia donc à Janine Janet le soin de les installer à sa guise, avec pour seule contrainte l'exigence de proposer une équivalence plastique au luxe des collections. Pendant près de quinze ans, Janine déploiera un trésor d'imagination pour renouveler ses mises en scène. 
Ces vitrines étaient admirables ! Pleines d'invention et de fantaisie. A chaque fois qu'on les renouvelait, c'était l'émerveillement. Et, bien souvent, elles causaient des attroupements devant la maison Balenciaga pour les admirer.  
Là où la plupart des décorateurs se contentaient d'installations éphémères, Janine Janet concevait de véritables sculptures, nécessitant un immense travail. Je me souviens particulièrement de ces personnages de fantaisie, Le Parfumeur, Le Couturier et La Modiste, faits avec des accessoires correspondants à leurs différentes professions. Mais il y eut encore ces étonnants personnages de coquillages, ces femmes de paille et de roseau, ces étranges bustes hérissés de clous et bien d'autres créations qui se sont succédé avenue George-V. 
A mon tour, de façon plus modeste, j'ai demandé quelques oeuvres à Janine. C'est ainsi qu'elle a conçu de magnifiques chevaux pour les vitrines intérieures de ma maison de couture. Fruits d'une prodigieuse adresse, ils étaient entièrement gainés de passementerie. Une autre fois, ce furent des sphinges d'or, aux cous démesurément longs, lointaines héritières des fantaisies du XVIIIème siècle. Passionnée par les métamorphoses, le jeu des transpositions qui permet d'évoquer une matière avec une autre, de suggérer l'élément d'un règne animal, végétal ou minéral en empruntant aux autres, elle fit d'autres choses pour moi : un coq dont le corps n'était que d'immenses tulipes perroquets, ou bien des corbeilles de fleurs aux pétales et corolles formées de pierres de couleur. Il y eut enfin ces deux bustes extraordinaires, l'un en corail rouge et l'autre en jais et améthyste , que je voulus conserver dans ma maison de campagne. J'aimais voir Janine travailler. Son enthousiasme était surprenant, sans relâche, elle aurait pu travailler des jours et des nuits sans s'arrêter." 

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