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A l'origine, instrument d'atelier, le mannequin devient au XIXème siècle un accessoire de vitrine et d'exposition de modèles sous l'impulsion d'Alexis Lavigne et de Fred Stockman.

Dans l'histoire des mannequins de la première moitié du XXème siècle, deux noms sont restés célèbres . Il s'agit de Pierre Imans et de Siégel-Stockmann.

Pierre Imans est resté célèbre pour ses bustes de cires qu'il présente avec un certain succès à l'exposition universelle de 1900. Les mannequins de cire se développent. A l'orgine, seule la tête était visible, le reste du corps étant dissimulé par le vêtement. Pour produire ces éléments, des céroplastes versent la cire chaude des moules en forme de texte avant que l'on fixe dans la cire encore souple les cheveux et les yeux d'émail. Pierre Imans reçoit à l'exposition de Turin de 1911 le grand prix pour ses mannequins dont le corps est déshabillable et articulé. Le mannequin compte alors et un visage et un corps anthropomorphes.La maison Pierre Imans continue d'innover, notamment en créant de nouvelles matières. Elle créent ainsi en 1922 une nouvelle matière la carnesine qui permet de remplacer la cire dont la résistance à la chaleur face à la diffusion de l'éclairage électrique était devenue problématique.

Dans les Marottes d'Art de Pierre Imans, la maison décrit ainsi ses bustes  : "Etablis en composition 'Cérolaque', les sujets d'étalages pierre Imans n'ont pas la fragilité des bustes de plâtre vendus couramment par certains fabricants. Les sujets de Cérolaque présentent l'aspect du biscuit ou de la porcelaine, ils sont resistants à toute température, inaltérables, les tâches sont lavables à l'eau savonneuse. De plus, la composition Cérolaque permet de rehausser les coloris du visage, au moyen des fards habituellement employés par les dames. Ces fards rajoutés s'enlèvent à l'eau pure, de sorte qu'il est possible de mettre le coloris des joues en rapport avec les nuances du chapeau." 

La maison Pierre Imans alors située rue Crussol, envoit à ses clients des photographiques de ses modèles de bustes

Homme d'affaires canadien Victor-Napoléon Siégel était surnommé "l'empereur du mannequin" par ses clients américains. A la suite d'un accord conclu avec Fred Stockman, la maison Stockman fut rebaptisée "Siégel et Stockman". La maison Siegel connut un véritable triomphe à l'exposition des Arts Décoratifs de 1925. André Vigneau, le directeur artistique de l'époque s'entoure alors d'une équipe d'artistes, d'architectes et dessinateurs en vogue (Polez, Leyritz, Labathe, Liausu, Thomas, Bross, Gougeon, Oudon, Herbst) qui crée une nouvelle génération de mannequins modernes. Moulés des pieds à la tête en un seul jet, ils reproduisent la netteté du trait de l'illustration de mode de l'époque. Rompant avec le réalisme, les mannequins sont laqués uniformément de la couleur de la robe portée : rouge profond, rose thyrien, ébène ou même couvert de poudre d'or ou d'argent pour les tenues en lamés. Ils font sensation au sein du pavillon de l'élégance. Deux ans plus tard Vogue passa une commande spéciale auprès de Siégel pour une série de photos de mode immortalisées par Hoyningen Huené.

Siégel - catalogue Mannequins, photographies de George Hoyningen-Huené (1928)


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Bon exemplaire du rare catalogue de la maison Siégel daté de 1928 et réalisé par l'équipe de l'édition française de Vogue. Edité sous la direction de Cosette Vogel, la femme de Lucien Vogel, les photographies qui illustrent cet ouvrage sont de George Hoyningen-Huené.

La maison Siégel Stockman a révolutionné l'art du mannequin lors de l'exposition des Arts décoratifs de 1925. L'équipe de Vogue impressionnée par les mannequins commande en 1927 à Siegel des mannequins inspirés des dessins de Benito que George Hoyningen-Huené photographie alors pour Vogue.
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Description
Titre Siégel - catalogue Mannequins, photographies de George Hoyningen-Huené (1928)
Type Catalogue
Description 28 pages imprimées en noir, 19 héliogravures hors-texte de George Hoyningen-Huené. Reliure à spirale métallique, couverture argentée estampée or.
Dimensions 320 x 250 mm
Etat Bon état, anciens frottements à la couverture.
Editeur Paris, Condé Nast, 1928
Reliure Non relié