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Rose Bertin est la figure emblématique de la mode du XVIIIème siècle. Originaire de Picardie, la jeune couturière réussit à gravir tous les échelons et à s'imposer comme "le ministre des modes" du règne de Louis XVI. Marchande des modes de la reine Marie-Antoinette, le commerce de Rose Bertin ne survivra pas à la fin de la monarchie. Les mémoires parues sous le titre "Les mémoires de Mademoiselles Bertin" ont été depuis leur publication, l'objet de questionnement sur leur caractère authentique. Ce qui est certain c'est que Rose Bertin n'en est pas l'auteur direct. Certains spécialistes comme Fierro envisagent néanmoins que la couturière ait pu livrer ses confidences à son auteur. L'histoire de la publication des "mémoires de Mademoiselle Bertin sur la reine Marie-Antoinette" est une histoire plutôt rocambolesque. En effet, Rose Bertin n'a pas, selon ses descendants, laissé de mémoires, elle aurait même détruit les documents qui auraient pu sous la terreur être préjudiciables à ses royales clientes. Maurice Tourneux dans son essai bibliographique "Marie-Antoinette devant l'Histoire" paru en 1895, explique que la publication des "mémoires de Mademoiselle Bertin" avait été contestée par les descendants de Rose Bertin; ce qui avait entraîné le retrait de la vente de ce livre par les éditeurs. Les frères Bossange déclarèrent en effet: "Nous devons à la vérité et à nous-mêmes de déclarer dès lors que l'ouvrage a été imprimé sans la participation d'aucun ayant droit, et de faire connaître que nous nous sommes formellement interdit la vente ou la publication ultérieure de ces mémoires. Nous nous sommes empressés d'effectuer la remise des exemplaires qui composaient la presque totalité de l'édition". Ceci explique la rareté de l'ouvrage aujourd'hui. Ces mémoires seraient donc en fait une réécriture d'un autre ouvrage lui-même peu commun intitulé "Conversations recueillies à Londres pour servir l'histoire d'une grande reine", publié en 1807 par Henée et Dumas. Ce livre est un recueil de conversations entre un homme nommé Charles et Mademoiselle Rose, une marchande de mode de la reine... Cet ouvrage a lui-même été saisi à l'été 1807 chez ces imprimeurs sur décision du Ministre de la Police Générale. Suite à cette censure, c'est la "dame Guénard, veuve de Méré" (la Baronne Elisabeth Brossin de Méré), qui porte réclamation auprès de l'Empereur en août 1807 en se présentant comme l'auteur. "Les mémoires de Mademoiselle Bertin" se sont donc basées sur cet ouvrage censuré tout en en supprimant certains passages et y en ajoutant des annexes. Joseph-Marie Quérard dans "Les supercheries littéraires dévoilées" confirme le caractère apocryphe de ces mémoires et en attribue la paternité à Jacques Peuchet qui remit le manuscrit à l'éditeur. Cette attribution est celle communément admise par les bibliophiles. Il n'est pas impossible qu'elle soit toutefois inexacte et que la prolifique Baronne de Méré écrivit elle-même les deux ouvrages. Quoiqu'il en soit, malgré le débat sur la paternité de l'ouvrage, les informations contenues dans ces mémoires n'en sont pas pour autant farfelues. Cet ouvrage a participé tout comme les ouvrages de Nougaret à la création du mythe de Rose Bertin.

Mémoires de Mademoiselle Bertin sur la reine Marie-Antoinette (1824)


Auteur(s) : Brossin de Méré (Baronne Elisabeth)

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Bon exemplaire des Mémoires de Mademoiselle Bertin sur la reine Marie-Antoinette, un rare livre dont les héritiers de la marchande de modes Rose Bertin avaient obtenu la destruction auprès de l'éditeur.
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Description
Titre Mémoires de Mademoiselle Bertin sur la reine Marie-Antoinette, avec des notes et des éclaircissements (1824)
Type Livre
Auteur(s) Brossin de Méré (Baronne Elisabeth)
Editeur Paris et Leipzig, Bossange Frères, 1824
Tirage édition originale
Dimensions 205 x 130 mm
Reliure Buckram
Description 1 volume, 291 pages de texte. Reliure de percaline verte avec titre doré sur le dos. Un numéro de classement est inscrit en haut de la première garde, le timbre de la famille Auguste de Hanovre et sa devise 'suscipere et finire' figure sur les gardes.
Etat Bon état, coupures aux charnières, quelques rousseurs notamment sur les dix premières pages.