Reading the book Au secours de la couture, we quickly realized that the book published in 1929 was very much influenced by Madeleine Vionnet. The author Georges Le Fevre dedicates his book to the famous couturière. The first chapters take place at her fashion house. Here is an excerpt of an interview of Madeleine Vionnet :

” – Je ne suis, monsieur, qu’une ouvrière. Mais je suis une Ouvrière.

« Quand je dis cela, on me répond par un sourire attendri. Tout le monde est ravi de ma modestie. Je ne connais pas, moi, de plus beau titre de noblesse. Question de point de vue. Tous ceux qui m’entourent ne s aperçoivent pas que je me réclame d’une lignée qui va s’éteindre. Ils prennent mon orgueil pour de l’humilité. Ils s’insurgent avec des mines offensés : « Nous ne parlons pas de votre métier, nous vous parlons de votre Art… » Et ils ouvrent la bouche toute grande pour prononcer ça, sans se douter qu’autrefois il n’y avait qu’un seul mot pour signifier les deux choses.

- Mais l’ouvrière que vous avez été…

- Je n’ai pas cessé de l’être.

- Je veux dire : « Ce qui fut votre métier… »

- Je n’ai pas cessé de l’approfondir. Je ne connais qu’un langage : celui des épingles et de la mousseline à patron.

Elle ajoute :

- Vous voyez bien, monsieur, qu’il ne faut pas chercher à me faire peur avec de grands mots. Que voulez-vous avoir de moi ?

- Le secret de votre réussite

- Encore les grands mots. A douze ans, j’étais « lapin de couloir ». J’ai appris à manier le tissu en le portant sur mes épaules, par pièce de trente mètres. J’ai appris à manier l’aiguille en me piquant les doigts. Il faut connaître la Matière, l’éprouver de l’œil et de la main. Déjouer ses ruses, épier ses traitrises. Il faut savoir comment elle se défend pour la vaincre et l’obliger à obéir. Quand on la possède bien il ne reste plus qu’à lui faire dire quelque chose… “

Au secours de la couture, par Georges Le Fevre.

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