22 mar. Bergé retire Saint-Laurent du Grand monde de Warhol
Pierre Bergé a retiré du « Grand monde de Warhol », les 4 portraits de Saint-Laurent appartenant à sa fondation. L’ancien compagnon du couturier n’est en effet pas satisfait par la place accordée à ces toiles par le commissaire de l’exposition Alain Cueff. Pour être précis, ça n’est pas l’emplacement des toiles qui gêne mais le fait d’avoir intellectuellement rangé Yves Saint Laurent dans la section « Glamour » de l’exposition aux côtés d’Armani, de Rykiel ou d’Hélène Rochas. Impensable dans la démarche de canonisation de Saint Laurent menée par Pierre Bergé. Yves Saint-Laurent se doit figurer au Panthéon des artistes maudits et non ailleurs. Bergé use donc de son droit de propriétaire et prive les visiteurs des tableaux. Rassurez-vous, il y en a encore 250. Bergé fait ce qu’il veut de ses oeuvres mais si ça continue, il va devenir compliqué de dire qu’Yves Saint-Laurent était couturier. Et puis au fond à quoi bon s’agiter? Dans Yves Saint-Laurent, il y a déjà »saint »…
Le Grand monde d’Andy Warhol, à partir du 18 mars 2009 au Grand Palais.
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La soirée du 24 février a ajouté de nouveaux chiffres à la liste des records du petit monde des enchères. La vente de la veille consacrée à l’art moderne et impressionniste (206 millions d’euros) aligna 7 records mondiaux pour des oeuvres de Matisse (35,9 millions €), Duchamp (8,9 millions €), Brancusi (29,1 millions €), de Chirico (11 millions €), Klee (3,9 millions €), Ensor (4,9 millions €) et Mondrian bien sûr (21,5millions €). Ce soir de nombreuses pièces ont également atteint des sommets. Nous attendions bien sûr les pièces en provenance directe de la vente Doucet ainsi que les meubles créés par Eileen Gray pour la couturière Suzanne Talbot. Le prix de la paire de banquettes de Miklos (qui décorait le studio de Doucet a Neuilly) a déçu bien qu’il installe un record pour l’artiste (1,7 millions €). L’enfilade par Eileen Gray (3,9 millions €) a atteint un montant inférieur à l’estimation basse mais provoqua une vague d’applaudissements. C’est le passage du fauteuil aux dragons qui retint le souffle de l’assistance. On s’attendait à approcher des sommets pour cette pièce. L’histoire rocambolesque des 6 fauteuils à la sirène finalement vendus chez Camard en juin 2005 avait déjà installé le record mondial pour un fauteuil (1,8 millions €). Ce soir il fut pulverisé par une bataille acharnée entre 2 collectionneurs. Le fauteuil aux dragons a finalement trouvé un nouveau propriétaire pour 21,9 millions €, le plus haut prix jamais payé pour un siège.
C’est un minotaure qui accueille les enchérisseurs et les curieux qui ont réussi à franchir les portes du grand palais ces derniers jours. Un petit air d’un film de Cocteau flotte sur ce hall circulaire durant les vacations nocturnes. La salle de vente est installée juste derrière, dans la nef centrale sous l’impressionnante verrière. Les nefs latérales accueillent quant à elles, une succession de salons présentant les oeuvres mises en vente reparties par thèmes. Rarement une présentation préalable à une vente n’avait été à ce point travaillée.