01 fév. Les ballets russes s’exposent à l’Opéra de Paris
Les célébrations des Ballets Russes se succèdent depuis l’année dernière qui marquait le centenaire de leur première saison parisienne. Les grandes scènes de Paris ont programmé en 2009 et 2010 les spectacles créés par la compagnie de Serge Diaghilev mais les musées ne sont pas aujourd’hui en reste car au-delà de la révolution chorégraphique, il convient de souligner l’influence des Ballets Russes sur les costumes et les décors avec l’arrivée de la couleur, de l’orient et des collaborations d’artistes d’avant-garde. A Paris, c’est la bibliothèque-musée de l’opéra (BNF) qui a choisi de leur rendre hommage à travers une exposition de dessins, maquettes et costumes qui dure jusqu’au 23 mai 2010.
Un livre-catalogue sous la direction de Mathias Auclair et Pierre Vidal est publié aux éditions Gourcuff-Gradenigo.
Les Ballets Russes, Opéra de Paris, www.operadeparis.fr
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Le musée Bourdelle accueille actuellement une exposition consacrée à Isadora Duncan. Son affranchissement de la rigidité des codes de la danse s’accompagne également à l’époque d’une libération du corps. La liberté de la danseuse influence ainsi certains couturiers de la Belle Epoque qui apprécient la grâce de cette artiste qui danse pieds nus, sans corset, en tenue légère ou même sans.

Le Gala annuel du Costume Institute hier soir a été quelque peu terni par la mini-controverse lancée par Azzedine Alaïa il y a quelques jours. Plusieurs topmodels avaient fait appel au couturier pour leurs tenues de soirée mais celui-ci a réalisé qu’aucune de ses créations ne faisaient partie de l’exposition. Alaïa n’a donc pas souhaité que ses robes soient portées lors de la soirée d’inaguration. Plusieurs de ses amies top models parmi lesquelles Naomi, Linda, Christy et Stephanie ont tout simplement décidé de ne pas se rendre au gala plutôt que de solliciter un autre couturier. Alaïa enretient en effet une amitié profonde avec ces grands mannequins qu’il a véritablement contribué à lancer. Son travail avait donc toute sa place dans la section années 80 de l’exposition « Model as Muse ».
Pierre Bergé a retiré du « Grand monde de Warhol », les 4 portraits de Saint-Laurent appartenant à sa fondation. L’ancien compagnon du couturier n’est en effet pas satisfait par la place accordée à ces toiles par le commissaire de l’exposition Alain Cueff. Pour être précis, ça n’est pas l’emplacement des toiles qui gêne mais le fait d’avoir intellectuellement rangé Yves Saint Laurent dans la section « Glamour » de l’exposition aux côtés d’Armani, de Rykiel ou d’Hélène Rochas. Impensable dans la démarche de canonisation de Saint Laurent menée par Pierre Bergé. Yves Saint-Laurent se doit figurer au Panthéon des artistes maudits et non ailleurs. Bergé use donc de son droit de propriétaire et prive les visiteurs des tableaux. Rassurez-vous, il y en a encore 250. Bergé fait ce qu’il veut de ses oeuvres mais si ça continue, il va devenir compliqué de dire qu’Yves Saint-Laurent était couturier. Et puis au fond à quoi bon s’agiter? Dans Yves Saint-Laurent, il y a déjà »saint »…


