
Le 16 décembre dernier, un communiqué de presse annonce que 23 500 pièces de la collection de costume du Brooklyn Museum seront transférées en janvier au Costume Institute du Metropolitan. Cette collection fondée en 1902 avait pour vocation de servir de source d’inspiration à l’industrie américaine de la mode. Au fil des décennies le musée a constitué des fonds d’une grande richesse réunissant les plus grands couturiers : Worth, Poiret, Lanvin, Norman Norell, Claire McCardell et surtout une sélection exceptionnelle de créations de Charles James.
La réunion de ces deux patrimoines va constituer la plus grande collection de costumes au monde. Un livre est en préparation pour illustrer les pièces les plus emblématiques, la collection sera en outre le thème du grand Gala du Met en 2010.
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La mode est largement commentée dans la blogosphère où s’expriment aussi bien des professionnels pointus que des internautes qui ont simplement un avis sur le vêtement et les dernières tendances. C’est cette dynamique que les conservateurs du Costume Institute du Metropolitan viennent de faire entrer au musée. L’idée est simple : présenter une sélection de modèles parmi les dernières acquisitions de l’institut sur les 7 dernières années et recueillir les réactions des visiteurs sur le blog de l’exposition. Chaque jour un des conservateurs présente un modèle sur le blog et invite les lecteurs à réagir. Pour Harold Koda la mode est moins intimidante pour le grand public que peut l’être l’art contemporain et suscite plus facilement des réactions de la part des visiteurs. Ce n’est clairement pas LA grande exposition du Met de cette année mais la démarche est intéressante dans l’interactivité qu’elle suscite et illustre parfaitement la vivacité de le mode comme forme artistique incarnée. |
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La sélection de modèles est quant à elle très hétéroclite on y trouve aussi bien un habit anglais du 18e qu’une robe Comme des Garçons ou encore les chaussures Vivienne Westwood qui ont fait chuter Naomi lors d’un fameux défilé. Les commentaires sont eux aussi de qualité inégale mais témoignent d’une certaine spontanéité malgré la modération d’usage. Le blog sera ouvert jusqu’à la fin de l’exposition le 13 avril 2008. A noter le 30 mars un débat entre quelques bloggeurs de 1er plan : le sartorialist Scott Schuman ou la grande Diane Pernet. Pour conclure, ce commentaire d’un des lecteurs du blog : ”Oh but clothes, clothes, clothes, clothes - everyone has opinion on that, don’t they? The floodgates are open, and there’s no turning back. Cheers to a mysterious future in a further democratized art universe.”
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C’est une nouvelle étape dans le long processus de reconnaissance institutionnelle de la mode comme forme artistique. L’Ecole du Louvre a ouvert une chaire de l’Histoire de la mode et du costume et un enseignement sur un cycle de trois ans. La direction en a été confiée à Catherine Join-Dieterlé, conservatrice générale du patrimoine et directrice du musée Galliéra, le musée de la Mode de la ville de Paris. L’expérience avait déjà été tentée en cours du soir il y a quelques années et ce fut un réel succès. |

Le cours a permis d’esquisser les problématiques autour de la définition de concept de Mode à travers deux de ses caractéristiques principales : le dimorphisme sexuel et le renouvellement incessant. Ces deux points en font un phenomene relativement récent et essentiellement occidental (théorie discutée par Jennifer Craik dans Face of fashion). Catherine Join-Dieterlé a pris les précautions méthologiques d’usage en mettant en garde contre les discours utilitaristes ou normatifs dans l’interprétation du vêtement mais l’intérêt de son approche est surtout de relier clairement la mode aux arts décoratifs. La mode comme “Réalisation d’un idéal esthétique qui illustre les valeurs de son temps”.

