24 avr. Olivier Theyskens chez Schiaparelli
Diego Della Valle a racheté la maison Schiaparelli fin 2007 et depuis le monde de la mode s’interroge sur les projets du propriétaire de Tod’s . Il y a quelque temps la rumeur voulait que la direction artistique soit confiée à l’anglais Giles Deacon mais depuis peu c’est le nom d’Olivier Theyskens qui circule avec insistance. Le belge récemment débarqué de Nina Ricci semble se spécialiser dans la reprise de vieilles gloires de la couture parisienne.
La maison Schiaparelli offre un intérêt évident puisque le patrimoine peut favoriser une diversification rapide via les parfums et les bijoux. Les codes sont facilement identifiables (le rose schocking, le surréalisme et Mae West) et déjà exploités sur le site web de la maison.
Moins connue que sa rivale Chanel, « cette artiste qui crée des robes » (selon les mots de Coco) n’en a pas moins eu un parcours fascinant et reste une personnalité marquante de la couture. Pour en savoir plus la lecture de son autobiographie Shocking life est un incontournable. Le livre a été réédité par le V&A il y a peu et nous proposons bien-entendu la version originale sur notre site.
No comments yet

Pierre Bergé a retiré du « Grand monde de Warhol », les 4 portraits de Saint-Laurent appartenant à sa fondation. L’ancien compagnon du couturier n’est en effet pas satisfait par la place accordée à ces toiles par le commissaire de l’exposition Alain Cueff. Pour être précis, ça n’est pas l’emplacement des toiles qui gêne mais le fait d’avoir intellectuellement rangé Yves Saint Laurent dans la section « Glamour » de l’exposition aux côtés d’Armani, de Rykiel ou d’Hélène Rochas. Impensable dans la démarche de canonisation de Saint Laurent menée par Pierre Bergé. Yves Saint-Laurent se doit figurer au Panthéon des artistes maudits et non ailleurs. Bergé use donc de son droit de propriétaire et prive les visiteurs des tableaux. Rassurez-vous, il y en a encore 250. Bergé fait ce qu’il veut de ses oeuvres mais si ça continue, il va devenir compliqué de dire qu’Yves Saint-Laurent était couturier. Et puis au fond à quoi bon s’agiter? Dans Yves Saint-Laurent, il y a déjà »saint »…
Grande couturière des années 30 et 40, Valentina est une figure quelque peu oubliée de la mode américaine. L’exposition que lui consacre le Musée de la Ville de New York est donc l’occasion de découvrir ce personnage fascinant. Valentina Schlee (1899 – 1989) arrive à New York en 1922, son lourd accent ukrainien met fin rapidement à ses ambitions théâtrales mais elle gardera tout au long de sa carrière le sens de la mise en scène. Sa beauté exotique et son goût parfait en font rapidement une une figure clé d’une couture américaine encore balbutiante. Elle habille les plus grandes stars : Norma Shearer, Gloria Swanson, Marlene Dietrich, Katherine Hepburn et surtout Greta Garbo. Son style est emblématique de l’élégance new yorkaise de ces années 30 mais se démarque par une grande simplicité et un sens pratique très novateur.
Vionnet vient de changer de mains. L’ancien président de Valentino Matteo Marzotto a annoncé hier son rachat de la maison lors d’une conférence de presse. Le précédent propriétaire, la famille Lummen avait essayé de redonner vie à la marque en confiant les rennes de la création à Sophia Kokosalakis puis à Marc Audibet. La direction artistique de Vionnet revient aujourd’hui à un ancien de Prada Rodolfo Paglialunga. Un investissement qui va bénéficier prochainement d’une belle publicité gratuite. Le nom Vionnet sera bientôt à nouveau dans les pages culture des magazines, mais uniquement le temps de l’exposition que le musée des arts décoratifs consacrera à la couturière qui avait décidé il y a 70 ans de fermer sa maison.
La soirée du 24 février a ajouté de nouveaux chiffres à la liste des records du petit monde des enchères. La vente de la veille consacrée à l’art moderne et impressionniste (206 millions d’euros) aligna 7 records mondiaux pour des oeuvres de Matisse (35,9 millions €), Duchamp (8,9 millions €), Brancusi (29,1 millions €), de Chirico (11 millions €), Klee (3,9 millions €), Ensor (4,9 millions €) et Mondrian bien sûr (21,5millions €). Ce soir de nombreuses pièces ont également atteint des sommets. Nous attendions bien sûr les pièces en provenance directe de la vente Doucet ainsi que les meubles créés par Eileen Gray pour la couturière Suzanne Talbot. Le prix de la paire de banquettes de Miklos (qui décorait le studio de Doucet a Neuilly) a déçu bien qu’il installe un record pour l’artiste (1,7 millions €). L’enfilade par Eileen Gray (3,9 millions €) a atteint un montant inférieur à l’estimation basse mais provoqua une vague d’applaudissements. C’est le passage du fauteuil aux dragons qui retint le souffle de l’assistance. On s’attendait à approcher des sommets pour cette pièce. L’histoire rocambolesque des 6 fauteuils à la sirène finalement vendus chez Camard en juin 2005 avait déjà installé le record mondial pour un fauteuil (1,8 millions €). Ce soir il fut pulverisé par une bataille acharnée entre 2 collectionneurs. Le fauteuil aux dragons a finalement trouvé un nouveau propriétaire pour 21,9 millions €, le plus haut prix jamais payé pour un siège.
C’est un minotaure qui accueille les enchérisseurs et les curieux qui ont réussi à franchir les portes du grand palais ces derniers jours. Un petit air d’un film de Cocteau flotte sur ce hall circulaire durant les vacations nocturnes. La salle de vente est installée juste derrière, dans la nef centrale sous l’impressionnante verrière. Les nefs latérales accueillent quant à elles, une succession de salons présentant les oeuvres mises en vente reparties par thèmes. Rarement une présentation préalable à une vente n’avait été à ce point travaillée.
Le mois de décembre 2008 voit 3 ventes consacrées à la dispersion de meubles, tableaux et objets d’art provenant de Jeanne Lanvin et de la famille Polignac. Marguerite, la fille de Jeanne Lanvin était devenue en épousant Jean de Polignac la comtesse Marie-Blanche de Polignac. Le 1er décembre, Christies met aux enchères la collection de tableaux que la coutière avait constituée à partir de 1920 avec l’aide des grands marchands parisiens. On trouve ainsi parmi les 31 œuvres des tableaux de Renoir, Degas, Picasso, Boudin, Vuillard, etc. Deux ventes organisées par l’étude Libert (5 et 8 décembre 2008) dispersent quant à elles des tableaux et objets d’arts provenant principalement du domaine de Kerbastic, propriété familiale des Polignac. Le produit de ces 3 ventes ira principalement aux fondations de la famille Polignac (