29 avr. Luxury in fashion Reconsidered – Kyoto

Le Musée d’Art Moderne de Kyoto présente actuellement une exposition passionnante sur la nature des liens profonds entre la mode et le luxe. Les 90 modèles exposés proviennent des fabuleuses collections du Kyoto Costume Institute et couvrent une large période du 17e siècle à nos jours. L’exposition démontre clairement que notre perception du luxe est changeante et n’a cessé d’évoluer à travers les époques. La première section s’intéresse à « l’Ostentation » : les matières sont riches, les broderies opulentes et sont le fruit de centaines d’heures de travail. On peut y admirer un corsage d’Elizabeth I, un costume de Poiret pour la 1002e nuit ou encore des robes de Dior ou Schiaparelli.
A l’inverse la deuxième section montre que le luxe c’est aussi le « Less is more », des coupes parfaites, une élégance retenue qu’illustrent parfaitement les modèles de Vionnet, Chanel et Balenciaga.

La 3e section est celle du « free-spirited » clothing : un luxe plus cérébral, synonyme de créativité affranchie de toute contrainte telle que peut la pratiquer Rei Kawakubo. La 4e et dernière section se concentre sur la notion de luxe comme « rareté » : dans un contexte de production de masse, l’artisanat et le recyclage détourné qui constituent toute la démarche de Martin Margiela redonne au produit délaissé une âme et une identité renouvelée.
Sans répondre véritablement à la question initiale l’exposition n’en est pas moins extrèmement intéressante pour la qualité et la diversité de ce qui est présenté. Pour l’anecdote Sony apporte la japanese touch à travers des écrans où le visiteur en jouant avec une manette de playstation peut zoomer de manière extrèment précise sur les modèles exposés. L’exposition est visible jusqu’au 24 mai puis déménagera au Musée d’Art Contemporain de Tokyo le 31 octobre.

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Diego Della Valle a racheté la maison Schiaparelli fin 2007 et depuis le monde de la mode s’interroge sur les projets du propriétaire de Tod’s . Il y a quelque temps la rumeur voulait que la direction artistique soit confiée à l’anglais Giles Deacon mais depuis peu c’est le nom d’Olivier Theyskens qui circule avec insistance. Le belge récemment débarqué de Nina Ricci semble se spécialiser dans la reprise de vieilles gloires de la couture parisienne.