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22 mar. Bergé retire Saint-Laurent du Grand monde de Warhol

Yves Saint-Laurent par Andy WarholPierre Bergé a retiré du « Grand monde de Warhol », les 4 portraits de Saint-Laurent appartenant à sa fondation. L’ancien compagnon du couturier n’est en effet pas satisfait par la place accordée à ces toiles par le commissaire de l’exposition Alain Cueff. Pour être précis, ça n’est pas l’emplacement des toiles qui gêne mais le fait d’avoir intellectuellement rangé Yves Saint Laurent dans la section « Glamour » de l’exposition aux côtés d’Armani, de Rykiel ou d’Hélène Rochas. Impensable dans la démarche de canonisation de Saint Laurent menée par Pierre Bergé. Yves Saint-Laurent se doit figurer au Panthéon des artistes maudits et non ailleurs. Bergé use donc de son droit de propriétaire et prive les visiteurs des tableaux. Rassurez-vous, il y en a encore 250. Bergé fait ce qu’il veut de ses oeuvres mais si ça continue, il va devenir compliqué de dire qu’Yves Saint-Laurent était couturier. Et puis au fond à quoi bon s’agiter? Dans Yves Saint-Laurent, il y a déjà  »saint »…

Le Grand monde d’Andy Warhol, à partir du 18 mars 2009 au Grand Palais.

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21 mar. Exposition Valentina – American Couture And The Cult of Celebrity

valentina_horst1Grande couturière des années 30 et 40, Valentina est une figure quelque peu oubliée de la mode américaine. L’exposition que lui consacre le Musée de la Ville de New York est donc l’occasion de découvrir ce personnage fascinant. Valentina Schlee (1899 – 1989) arrive à New York en 1922, son lourd accent ukrainien met fin rapidement à ses ambitions théâtrales mais elle gardera tout au long de sa carrière le sens de la mise en scène. Sa beauté exotique et son goût parfait en font rapidement une une figure clé d’une couture américaine encore balbutiante. Elle habille les plus grandes stars : Norma Shearer, Gloria Swanson, Marlene Dietrich, Katherine Hepburn et surtout Greta Garbo. Son style est emblématique de l’élégance new yorkaise de ces années 30 mais se démarque par une grande simplicité et un sens pratique très novateur.

Valentina doit une grande partie de son succés à un incroyable sens de la publicité. Elle est l’incarnation de sa maison et pose elle-même avec ses robes dans les magazines comme le montre cette photo de Horst pour un numéro de Vogue. Elle habille les stars mais elle en fait surtout ses amies et devient un membre incontournable de la haute société new yorkaise. La presse modaine guette chacune de ses apparitions et lui garantit une publicité phénoménale. Valentina devient une icone du style et inspire nombre de ses clientes.

L’exposition est très riche et de nombreuses pièces n’avaient jamais été présentées auparavant. On y retrouve des robes, dessins et photographies qui proviennent des grands musées new-yorkais mais aussi de la collection des héritiers de Valentina. L’exposition est accompagnée d’un excellent livre de Kohle Yohannan chez Rizzoli.

Il faut souligner la scénographie qui est particulièrement réussie avec un jeu de correspondance graphique entre la typographie de Valentina et les cables d’acier qui soutiennent les plateformes. On apprécie surtout la proximité avec le vêtement présenté sans vitrine, un plaisir rare dans les expositions de mode.

Valentina au Musée de la Ville de NY

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Catégories : Couturiers, Expositions

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01 mar. Vente hommage à Yves Saint Laurent par Cornette de Saint Cyr: bof bof bof

La tempête marketing signée Christies aurait presque fait oublier que Saint Laurent, c’est d’abord de la mode. L’étude Cornette de Saint Cyr n’a pas perdu le nord et a programmé une vente de vêtements griffés Saint Laurent le lendemain et surlendemain (26 et 27 février) de la dernière vente de la collection YSL-Bergé. C’est sûr que par contraste Drouot avec ses murs tapissés de moquette rouge fait un peu crapoteux à côté du Grand Palais. La sélection des vêtements et accessoires mis en vente n’avait vraiment pas non plus de quoi faire grimper au plafond. On retrouvait bien sûr la palette Saint Laurent mais pas de modèles vraiment extraordinaires non plus. Sur les 940 lots, il y avait quand même quelques pièces à sauver, notamment certains modèles haute couture et quelques dessins (lot 137, 141, 221, 449, 452). Deux croquis (non signés) réalisés par Saint Laurent pour Dior en 1959 ont trouvé preneur à 7250 euros, soit six fois plus que l’estimation haute. Comme quoi un choix de calendrier peut doper une vente.

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