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06 mar. Poiret King of Fashion – Met 2007

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Catégories : Couturiers, Expositions

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02 mar. Exposition Greta Garbo – the Mystery of Style

Il y a deux ans, Craig Reisfield visite le Musée Ferragamo lors d’un séjour à Florence. Craig n’est autre que l’arrière petit neveu de Greta Garbo et lors d’une discussion avec la directrice du musée, il évoque la fabuleuse collection de robes, chapeaux, gants, accessoires et bien-sur chaussures que la famille conserve précieusement. Il s’agit de toute la garde-robe personnelle de Greta Garbo, qui n’a jamais été présentée ni même étudiée auparavant. C’est ainsi que nait l’idée de l’exposition qui se tient depuis le 28 février à La Triennale di Milano.
Le style Garbo c’est avant tout celui forgé par d’Adrian, le costume designer de la MGM. Toute la silhouette est travaillée pour donner une allure inimitable : les capuchons, encolures ouvertes ou montantes n’ont qu’un but ultime : guider le regard vers le visage sublime de Garbo. Cette approche influence bien-sûr la garde-robe personnelle de l’actrice. Après Adrian, Garbo se tourne vers Valentina, la grande couturière New Yorkaise qui lui dessine des volumes amples et sophistiqués dans des teintes beiges, marines, blanches ou noires.
L’exposition débute avec les costumes de films, notamment la robe portée dans la Reine Christine, prêtée par le FIT. Une section entière est ensuite dédiée au visage de la divine (comble du glamour, la photo de son passeport était signée Cecil Beaton). La partie consacrée à la garde-robe personnelle présente des tenues de Valentina, Pucci, Givenchy et des chaussures Ferragamo.
Garbo et Ferragamo se sont croisés la première fois en 1927 à Hollywood avant que Salvatore ne retourne à Florence pour fonder sa maison. La vraie rencontre se produit en 1949. Garbo entre dans la boutique florentine de Ferragamo avec une vieille paire de sandales. « Je n’ai pas de chaussures et je veux marcher » dit-elle. Après 5 essayages, elle repart avec 70 modèles. Toutes les chaussures étaient créées par le maître dans un souci extrème de simplicité et de confort, le secret du style Garbo.

Greta Garbo
Il mistero dello stile
28 Fev. – 04 Avr. 10
La Triennale di Milano
Catalogue bientôt disponible chez Skira.

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Catégories : Expositions

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01 mar. Exposition annuelle de costumes de cinéma au FIDM

Costumes du film Victoria, les jeunes années d'une reine
Le Musée du FIDM présente jusqu’au 17 avril plus d’une centaine de costumes des meilleurs films (US) de l’année 2009. La sélection est particulièrement riche et l’on peut y voir le travail de 4 sur les 5 nommés aux Oscars 2010 du meilleur Costume : Nine, Bright Star, L’Imaginarium du Docteur Parnassus et Victoria, les jeunes années d’une Reine.
C’est une occasion assez unique de voir de plus près ces créations dont le sens du détail et la qualité des tissus ne sont pas toujours perceptibles à l’écran. Les tenues sont présentées sur des mannequins aux proportions (parfois surprenantes) des acteurs. Parmi les costumes les plus spectaculaires on retiendra certainement les montagnes de poils de Max et les Maximonstres dont l’architecture technique a su se faire oublier pour laisser toute la place aux personnages. Dans un autre genre, on pourra examiner également les tenues du film de Tom Ford.
L’entrée est gratuite, il suffit simplement de se rendre à Los Angeles.
18th Annual Art of Motion Picture Costume Design exhibition, FIDM

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01 fév. Les ballets russes s’exposent à l’Opéra de Paris

exposition_ballets_russes-opera_de_parisLes célébrations des Ballets Russes se succèdent depuis l’année dernière qui marquait le centenaire de leur première saison parisienne. Les grandes scènes de Paris ont programmé en 2009 et 2010 les spectacles créés par la compagnie de Serge Diaghilev mais les musées ne sont pas aujourd’hui en reste car au-delà de la révolution chorégraphique, il convient de souligner l’influence des Ballets Russes sur les costumes et les décors avec l’arrivée de la couleur, de l’orient et des collaborations d’artistes d’avant-garde. A Paris, c’est la bibliothèque-musée de l’opéra (BNF) qui a choisi de leur rendre hommage à travers une exposition de dessins, maquettes et costumes qui dure jusqu’au 23 mai 2010.
Un livre-catalogue sous la direction de Mathias Auclair et Pierre Vidal est publié aux éditions Gourcuff-Gradenigo.

Les Ballets Russes, Opéra de Paris, www.operadeparis.fr

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28 jan. Isadora Duncan, un esprit et un corps en liberté

isadora_duncan_1911 Le musée Bourdelle accueille actuellement une exposition consacrée à Isadora Duncan. Son affranchissement de la rigidité des codes de la danse s’accompagne également à l’époque d’une libération du corps. La liberté de la danseuse influence ainsi certains couturiers de la Belle Epoque qui apprécient la grâce de cette artiste qui danse pieds nus, sans corset, en tenue légère ou même sans.

En 1907, Madeleine Vionnet s’inspire de la danseuse pour réaliser sa première collection chez Doucet composée de vêtements proches des déshabillés qui rompent avec les silhouettes habituellement corsetées. Isadora Duncan se noue d’amitié avec Paul Poiret (le tout Paris leur prête d’ailleurs une liaison). Durant sa célèbre soirée « Les Festes de Bacchus » donnée au pavillon du Butard, elle interprète une aria de Bach  qui laisse les convives de Poiret émus aux larmes.  L’année suivante, lorsque le couturier perd son fidèle bras droit Rousseau, elle improvise en hommage une chorégraphie sur la marche funèbre de Chopin. Une performance qu’elle avait toujours évitée par superstition. 15 jours plus tard ses enfants meurent dans un accident. Elle meurt elle-même tragiquement en 1927 lorsque son écharpe se prend dans les roues de sa décapotable.

Si vous souhaitez découvrir cette artiste hors norme, son époque et les artistes qu’elle inspira (Antoine Bourdelle, Edward Steichen, Eugène Carrière, etc.), rendez-vous au musée Bourdelle avant le 20 mars prochain.

Isadora Duncan, une sculpture vivante, musée Bourdelle, 01 49 54 73 73

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24 jan. Anniversaire du Vogue France (Paris) lancé le 15 juin 1920

vogue_edition_francaise_1920Cette année 2010 sera l’occasion de fêter le 90ème anniversaire de l’édition française de Vogue. Le premier numéro parait le 15 juin 1920. C’est avec une couverture signée Helen Dryden que débute l’aventure française. Un portrait de 2 tenniswomen qui servit d’ailleurs également au Vogue américain du même mois (numéro du 1er juin). Les éditions française, américaine et britannique (créée en 1916) utilisent en effet dans les années 20 les mêmes dessins pour certaines couvertures. La composition de Georges Lepape utilisée pour le numéro du 1er novembre 1920 de l’édition française est la reprise de la couverture du 15 octobre de l’édition américaine. De superbes compositions des meilleurs illustrateurs de l’époque accompagnent le Vogue Paris dans les années 20 et 30. On attend donc impatiemment l’anniversaire du magazine en espérant que ces premières années de la revue seront moins oubliées que dans les dernières célébrations.

Une partie de nos exemplaires du Vogue France est visible en ligne en cliquant ici. N’hésitez pas à nous contacter, nous disposons d’années complètes du magazine.

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14 jan. Les petites mains de Madeleine Vionnet

colloque_vionnet_photo2_webCe jeudi 14 et vendredi 15 janvier, Madeleine Vionnet est une nouvelle fois à l’honneur. Mais derrière elle, se cache encore aujourd’hui une armée de petites mains. Pas les 1200 cousettes de sa maison de couture mais les 60 personnes qui ont travaillé à la remise en état et à la conservation du fonds exceptionnel de l’UCAD (Musée des Arts Décoratifs) consacré à la couturière. C’est la restauration de cet ensemble incomparable de plus de 225 pièces Vionnet qui était à l’ordre du jour de ce colloque organisé conjointement par l’UCAD et l’Institut du Patrimoine. Un travail colossal rendu possible grâce au mécénat de Natixis. La méthodologie et les restaurations ont ainsi été détaillées mettant en avant les contraintes liées à la technique même de la créatrice. En effet, l’impact des matières utilisées par leur nature même (tulle, gaze de soie, etc.), les conséquences de l’application de broderies sur ces tissus, ou encore de l’utilisation de la coupe en biais faisaient de cet exceptionnel chantier de restauration un véritable défi pour les équipes de Maximilien Durand, responsable de la conservation et de la restauration de l’UCAD. Le résultat est à la hauteur de l’ambition.

Pour comprendre l’art de Madeleine Vionnet, le colloque a bien entendu donné la parole à Pamela Golbin – qui a assuré le commissariat de l’exposition de l’UCAD - ; mais a surtout donné l’occasion aux personnes présentes d’écouter Betty Kirke, la grande référence sur Madeleine Vionnet. C’est avec beaucoup de plaisir que nous avons religieusement écouté cette historienne américaine expliquer l’approche géométrique de cette technicienne de la mode. Betty Kirke a ainsi démontré la recherche d’un vêtement premier à travers l’utilisation de formes géométriques (carrés, rectangles, cercles) en présentant une série de patrons de robes et de manteaux. La salle a soudainement pris conscience de la pureté de cette abstraction mathématique quand l’assistante de Betty Kirke enfila une simple toile basée sur un patron formé de rectangles. Sous les indications de l’historienne, le tissu devint en instant un magnifique manteau-cape. L’évidence du génie.

Musée des Art Décoratifs (www.lesartsdecoratifs.fr) / Insitut du Patrimoine (www.inp.fr)

Retrouvez notre sélection de documents sur Madeleine Vionnet en cliquant ici.

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16 déc. Rose Bertin et Charlotte Picot se battent comme des chiffonniers

rose_bertin_ministre_des_modes2Le dimanche 15 avril 1781, une bataille prit place dans le bien nommé salon de la guerre du palais de Versailles! Deux ennemies qui y attendaient le passage de la famille royale s’y croisent. Leurs noms: Rose Bertin et Charlotte Picot. Leurs fonctions: marchandes de mode. Ce qui se passa ce jour-là n’est pas clair et donna lieu à plusieurs procès qui durèrent jusqu’en 1784 (du jugement de la prévôté de l’Hôtel de Versailles, jusqu’à l’appel devant le Grand Conseil qui entraina une nouvelle audience). Charlotte Picot accusa Rose Bertin devant les tribunaux de l’avoir insultée et de lui avoir craché au visage. L’affront aurait été tel que mademoiselle Picot en aurait perdu connaissance pendant plus d’une demi-heure. Rose Bertin, toutefois célèbre pour ses colères se défendit de cette accusation. Elle était alors la marchande de mode de la reine et Charlotte Picot ne lui était pas inconnue. C’était en effet son ancienne première ouvrière qui avait quitté sa boutique pour s’installer à son compte et séduisait une partie de sa clientèle. Un affrontement commercial qui se transforma en bataille de chiffonniers au coeur même du palais de Versailles. Les marchandes de mode manquent parfois d’élégance…

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01 nov. Gazette du Bon Ton : exposition du Kent State U Museum

gazettedubonton
Une charmante exposition a ouvert cet été au Musée de la Kent State University (Ohio) et a choisi de mettre en avant les très belles illustrations de la gazette du bon ton. Ce luxueux périodique conçu par Lucien Vögel a de 1912 à 1925 permis aux grands couturiers et aux meilleurs illustrateurs de mode de redéfinir la silhouette de l’époque.
La bonne idée est d’avoir mis en parallèle les planches (82 sont exposées) avec une vingtaine de robes des grands couturiers des années 10 et 20 : Poiret, Paquin, Lanvin, Vionnet ou Worth. Certaines ont d’ailleurs servi de modèles aux illustrations. On peut ainsi voir le très beau manteau de Paquin qu’a représenté FJ Gose dans la planche « A la Comédie » (numéro 1 de la Gazette).
L’exposition est ouverte jusqu’au 30 mai 2010 et de véritables gazettes du bon ton sont accessibles ici.

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29 oct. Histoire de la mode à l’Ecole du Louvre

augustabernardC’est sur cette robe d’Augustabernard photographiée par Hoyninghen-Huene que Catherine Join-Dieterle a ouvert son cours de rentrée à l’Ecole du Louvre mercredi dernier. Le 20e siècle est au programme de cette 3e et dernière année. En effet la directrice de Galliera reprendra un nouveau cycle l’année prochaine mais sur un thème complètement différent.

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